
(2009)
Il ne pouvait pas être mauvais cet album. Josh Homme, Dave Grohl et John Paul Jones. Comment aurait-il pu être possible que ces trois-là commettent un mauvais album ? Ce n’est même pas de l’ordre de l’envisageable. On n’avait même pas à craindre qu’une attente disproportionnée n’entraîne au final un sentiment de frustration. Non, ces mecs ne pouvaient que nous offrir un bon gros rock. Pas une révolution, pas un album ultime, non, juste un album d’über-rock de qualité supérieure. Hé bé voilà ! On l’a !
Plus stoner que bluesy, l’album est farouche et racé. L’ampli est constamment dans le rouge, la guitare riffe et solotte, imperturbable, alors que la batterie martèle un rythme à géométrie variable et que la basse entraîne les titres dans des méandres tortueux et que quelques claviers psychédélisent un peu le tout. C’est bon ! Punaise que c’est bon !
Parce que, surtout, ça ne ressemble ni à Nirvana, ni aux Foo Fighters, ni à Kyuss ou aux Queens et encore moins à Led Zep. La symbiose entre les trois musiciens est totale, chacun apportant son background, participant à une aventure commune sans essayer de se mettre en avant. En grand fan du Zep, on a tendance à se concentrer sur John Paul Jones. Mais celui-ci, et Marc le soulignait déjà lors de sa chronique de leur venue au Pukkelpop, reste en retrait. Discret comme au bon vieux temps, il n’est pas là pour écraser les autres sous son statut immense. Et pourtant, il est là et bien là. Ce ne peut être que son sens des arrangements et de la construction des chansons derrière cet album.
Furieusement roots tout en étant chargé de modernité, empreint d’une énergie redoutable et accompli par des professionnels aguerris, il a tout, ce disque.
