vendredi 1er juin 2012
 
 
 

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La profession de foi d’Omnia

12 août 2009

Fer de lance du pagan folk, Omnia a toujours fait preuve d’une intégrité et d’une cohérence sans faille quand il s’agit de sa musique. La preuve une fois de plus avec ce long texte adressé à ses fans par Steve Sic.

"L’Epiphanie à la Croisée des Chemins.Le blog incompréhensible de Steve n° 16. Alors que je me trouvais sur la grande scène du Castlefest et que j’étais en train de jouer « Dance until we Die », j’ai eu une épiphanie (c’est-à-dire, une manifestation soudaine de l’essence ou de la signification de quelque chose) : j’ai réalisé qu’une énergie très spéciale était présente. Une énergie faite des sentiments que le groupe partage dans des moments tels que celui-ci : alors que la musique montait en puissance et que le mannequin en osier brûlait, avec vous tous en train de vous exclamer, de crier, de chanter, et de vous fondre dans l’onde puissante de la Vie ! Ces moments sont en réalité la principale raison du fait que je veux faire partie d’OMNIA, et pourquoi OMNIA fait également partie de moi. Je sens que c’est cette même raison qui nous inspire, avec le besoin et la force nécessaire de nous pousser à continuer d’écrire et de jouer la musique que nous avons composé, avec le message que nous voulons répandre :

« Aimez la Vie, Respectez la Nature, Vivez avec Honneur et Soyez Libre. »

Tous ensemble , nous avons marché sur une route qui nous a mené à l’endroit où nous nous tenons aujourd’hui… A ce jour si particulier dont je parle (The Castlefest Pagan Night, 1er août 2009) et où je me trouvais à une croisée des chemins. Vous ne l’avez peut-être pas remarqué en me regardant, peut-être que cela a juste donné l’impression que j’étais simplement sur scène comme à l’accoutumée, mais j’étais bel et bien à une croisée des chemins. Et dans mon esprit, il y avait trois routes qui y menaient.

Le premier chemin était celui que j’ai emprunté pour arriver jusqu’ici, une longue et sinueuse route traversant des forêts et des festivals, de la Musique et de l’Art, des Larmes et des Rires, mais croisant surtout la route de milliers de personnes qui nous ont donné tellement d’amour et de respect, tellement de confiance et d’espoir, tellement d’inspiration et de force positive et vivifiante. Une route que j’aime profondément…

Le second chemin était un sentier qui a été soigneusement disposé et pavé sur grossièrement 8 longs mois, un chemin qui était supposé nous mener tout droit au pied des plus hauts sommets de la célébrité internationale, des studios TV, de millions de téléspectateurs et d’auditeurs, des émissions à la radio, des marchés d’enregistrement, etc... Quelque chose que n’importe quel groupe de musique tuerait pour avoir, vous savez, une sorte « d’autoroute » vers le succès.

Le troisième chemin était une route assez similaire à celle d’où je viens : le doux chemin serpentant à l’infini… Seulement nous et vous, et la musique, et le sentiment qui nous unit. Une route traversant une forêt pleine de plaisirs inconnus et de dangers, dans laquelle aucun chemin n’est droit et clair, mais où les fleurs poussent librement et les oiseaux chantent, et où la folie des médias de masse ne pénètre pas juste par volonté.

A cette croisée des chemins, il m’apparût très clair que nous étions en train de « vivre un mensonge » si nous pensions que nous pouvions répandre notre message musical au travers des machinations des médias de masse, et en même temps pouvoir préserver ce message dans son état d’origine. Je croyais sincèrement que nous avions trouvé un moyen pour que notre musique puisse être écoutée par des millions de gens, et qu’ainsi nous pouvions accélérer le processus de conscience chez tous les hommes-singes. Je pensais que nous pouvions changer le business de la musique sans que cela ne nous change nous.

J’avais tort.

Ce n’était pas possible. Nous étions tout doucement obligés de nous changer nous-mêmes afin d’être insérés dans une sorte de trou, mais les chevilles rondes ne passent pas dans des trous carrés, ça ne fonctionne pas.Notre rêve d’OMNIA était sérieusement en danger à cause des tensions et des contraintes créées par les machinations brutales du monde du business. Quelque temps après, et nous avions à nouveau de sérieux doutes à savoir si nous devions continuer en laissant d’autres personnes prendre notre précieux « OMNIA » vivant et essayer de l’exploiter sur le marché libre. Encore un peu plus tard et à nouveau, nous doutions. Mais nous avons essayés d’aller de l’avant, par amour pour la musique, pour nos familles qui ont besoin d’être nourries, par égard envers nos promesses que nous nous sentions obligés de tenir avec nos managers. Nous avons continué d’espérer que cela fonctionnerait… au fond… que nous aurions joué plus de concerts, et qu’au final certaines de nos chansons passeraient à la radio (ce dont chaque compositeur/interprète rêve ardemment).Mais la sensation de doute ne s’en est pas allé, quelque chose n’allait pas… Nous souhaitions toujours que les médias permettent d’amener nos chansons en tête des téléchargements de personnes comme VOUS ; des personnes qui ne nous connaissent pas encore, mais qui seraient heureux d’entendre ce que nous avons à dire et à chanter. Mais nous savions dans nos cœurs que le chemin rapide et grossier, disposé et mis en place par nos managers bien pensants, allait tuer notre musique et notre foi si nous continuions sur cette voie.

Tout de suite après le Castlefest, nos managers nous avaient arrangés une interview à la télévision dans un programme très influent (1,5 millions de téléspectateurs). Tout était prêt, mais je devais faire quelques concessions et obéir à la « façon de travailler des médias » si je voulais que cela se produise. Et bien, je n’ai jamais et ne ferai jamais de concessions en ce qui concerne OMNIA. Omnia est ma vie, ce n’est pas un projet, je suis une vraie personne. Notre musique est à 100% faite d’émotions personnelles, nos chansons ne sont pas des reprises, elles viennent directement du cœur. Quand nous vivons et travaillons, nous le faisons comme la seule et unique expression de nos vies. C’est pour ça que nous sommes nés. Les lapins font des lapins, Omnia fait du Omnia (et parfois des lapins mais je m’égare.)

Pour résumer la situation, j’ai dit : « Non, je ne le ferai pas… » parce que je préfères mille fois retourner jouer dans la rue avec un chapeau sur le trottoir pour les pièces de monnaie, plutôt que de perdre ma dignité. J’ai été forcé par les conventions à « ne pas être moi-même » mais je peux simplement être qui je suis. Et les choses sont devenues claires. Après de longues et très houleuses discussions, nos managers (Theo et Yigal), Jenny et moi, sommes arrivés à la conclusion mutuelle qu’ils seraient mieux avec un groupe qui puisse suivre les règles du commerce, et que nous serions mieux avec un manager qui serait aussi étrange que nous le sommes et qui nous comprendrait ainsi que nos Fans.

Ce que nous avons ensemble est trop précieux pour risquer de le détruire. Je suis heureux que la plupart d’entre vous ont comprit que nous ne laisserions JAMAIS quelque chose de grave arriver au rêve auquel nous tenons tant, et que je pense chaque mot que je dis sur scène et en dehors. Nous avons vraiment prit du plaisir en essayant de faire une version pour la radio qui sonnait pop de la chanson « Alive ! », parce que c’est sympa d’essayer différents styles. Et c’était génial de travailler avec un batteur professionnel de studio. Ça ne veut pas dire que nous allons devenir un groupe avec un genre musical dominant… nom d’un chien ;-)Ce que je veux dire, c’est que nous jouons « Dance until we Die » mais ça ne veut pas dire que nous sommes un groupe de Rap maintenant.Nous sommes Omnia, et c’est tout ce que nous voudrons jamais être...

Alors « Au revoir » au monde de la célébrité et de la censure, et « Bonjour » à la Liberté ! Ensemble, avec notre super groupe et notre équipe, tous nos supers et si gentils amis, et VOUS nos fidèles fans, nous allons rester fidèles au rêve d’OMNIA et répandre notre message tout comme le Chêne pousse : doucement, mais avec beauté, et soutenu par de fortes et profondes racines. Peut-être avec des écureuils dessus ! :o)

Rendez-vous au prochain concert, un jour, quelque part (ou peut-être au coin d’une rue). Greenthingz et Restez Libre !

Steve Sic Evans van der Harten.

P.S : Et si quelqu’un doute encore de mes paroles ,ma religion ou de mes intentions, qu’il aille se faire voir à Tir nan Og, OK ? :-P "