vendredi 1er juin 2012
 

Hostel - Chapitre 2

Eli Roth (2007)

J’étais sorti du premier Hostel sur un cinglant : « bof, même pas peur ». Oui, c’était gore (et encore !) mais pas trippant. Tout comme on voyait des nibards sans que le film soit pour autant bandant. La bonne réputation accompagnant le deuxième volet me convainquit toutefois de jeter un œil sur la nouvelle giclure filmique d’Eli Roth.

Alors oui, il est meilleur que le premier. Le gros problème est que le scénario est, à la ligne près, le même que pour le premier, avec pour seules variantes le sexe des victimes et le rajout de quelques scènes dédiées aux bourreaux. Cela se traduit par quelques variations subtiles (les filles ne sont pas en Europe pour baiser et se camer, mais pour faire de l’art et aller prendre soin de leur corps dans des thermes, et les tortures qu’elles subiront auront forcément quelques connotations sexuelles, le personnage principal ne s’en sort pas par la force mais par la manipulation).

Donc, il aura fallu deux bobines à Eli Roth pour parvenir à faire un film ! Le film présentement commenté aurait été le premier, on ne tarirait pas d’éloges, car oui, on a mal pour les victimes, oui, on ressent les détours mentaux qui amènent les clients à payer pour torturer d’innocentes jeunes filles. Mais voilà, Eli Roth aura eu besoin de faire une fois son film pour comprendre ce qu’il fallait faire pour le réussir. A ce niveau-là, sorry, mais on ne pardonne pas, n’en déplaise à Quentin Tarantino, sponsor officiel du film.