
Samedi 24 juillet 2010
Les reportages de tous les médias lors du Hellfest sur les musiques "extrêmes" ont attisé votre curiosité ? Vous voulez goûter au vrai côté obscur de la force ? L’association Les Acteurs de l’Ombre vous convie alors au VIe office du festival Black Metal is rising, qui aura lieu à Paris, au Glazart, le samedi 16 octobre 2010.
Plutôt traditionnellement programmé en mai, le retard de l’annonce du maintien du festival cette année a réellement fait penser le pire à ses adeptes réguliers (dont je fais maintenant partie depuis les deux dernières éditions). L’organisation n’a pas caché ses difficultés à premièrement assurer une programmation crédible et de la qualité à laquelle les festivaliers sont habitués (pour ne citer que les têtes d’affiche : Nehëmah en 2008 et Darkspace en 2009), mais également à dépasser des barrières très concrètes de localisation. En effet, avec la fermeture de La Loco, difficile de convaincre des salles de capacité acceptable de programmer la musique de tous les maux, la plus subversive, la plus noire et difficile également de faire en sorte que la salle reste dans le "ton" de la grande messe. Quoi qu’il en soit, le festival aura bien lieu, croisons les doigts et allons brûler quelques cierges...
Au menu des festivités, du blast à tous les plats, des premières en France et des combos locaux qui montent. Peut-être moins alléchante sur le papier que les éditions précédentes, les groupes programmés auront certainement à cœur de montrer de quel bois ils se chauffent. Une édition placée sous le signe de la découverte en somme. En espérant vous y croiser nombreux...

Voici le descriptif des groupes fourni par l’organisation :
OFERMOD (http://www.myspace.com/ofermodrapet...)
Groupe culte formé en 1996, les suédois de Ofermod nous font l’honneur de leur premier passage en France pour un show qui s’annonce à la fois sulfureux, mystique et bestial. Parangons insaisissable d’une scène trop vite qualifiée d’"orthodoxe", Ofermod échappe aux étiquettes en proposant des hymnes apostasiques à la fois puissants et malsains, inspiré en partie par les théories gnostiques et l’énergie noire décrépite d’un Mayhem période De Mysteriis dom Sathanas rehaussée aux ors létaux d’une approche plus moderne. Worship it !
DARKENED NOCTURN SLAUGHTERCULT (http://www.myspace.com/dnsofficial)
Premier passage en France également pour la horde germanique, qui écume pourtant les champs de bataille européens depuis 1997 ! Emmené par l’incroyable harpie et frontwoman Onielar, Darkened Nocturn Slaughtercult propose un true black métal ravageur dans la plus pure tradition, influencé autant par Immortal et Enthroned que par la scène allemande en générale, connue pour son manque total de tolérance envers l’abjecte espèce humaine ! N’espérez aucune respiration : la musique de DNS est un bloc noir et compact, pétri de riffs supersoniques et d’ambiances mortifères…Panzer metal !
BLEEDING FIST (http://www.myspace.com/bleedingfist)
Combo slovène récemment signé par le label américain Moribund Rec, Bleeding Fist va apporter à ce sixième office sa part nécessaire de brutalité pure. Inspiré autant par le true black que par les leucorrhées harmoniques du proto black métal de Sarcofago ou Beherit, Bleeding Fist est connu pour ses shows déviants et barbares. 666 bullets in the face of God !
MORTIFERA (http://www.myspace.com/mortiferaofficial)
Groupe formé initialement par Neige et Noktu, Mortifera se dote d’un line-up live pour hanter nos esprits avec son black métal spectral et racé, à la fois dépressif et capable de furieuses épiphanies.
CHRISTICIDE (http://www.myspace.com/christicide666)
La révélation française de l’année ! Christicide va tout simplement tout écraser sur son passage avec son black métal ultra haineux, vomi à la face de Dieu comme si chaque jour était le dernier…et chaque jour l’est…
NYSEIUS (http://www.myspace.com/nyseius)
Nyseius s’est taillé une solide réputation avec seulement une démo et quelques trop rares apparitions en live… Fort d’un album qui vient de sortir chez ATMF, Nyseius compte bien défendre sur scène ses compositions bourrées d’influences nordiques. A la fois mélodique, technique, mais sans se départager de cette noirceur d’éclipse qui les place aux côtés d’un early Setherial ou d’un Deathspell Omega des débuts.
