vendredi 1er juin 2012
 

Airbourne - No guts, no glory

(2010)

Ils viennent d’Australie, ils sont moches, ils sont drôles, ils jouent du hard rock. Non, il ne s’agit pas d’AC/DC, mais c’est tout comme, à tous points de vue. Nous avons ici affaire à un groupe qui n’est pas original, qui ne cherche pas à l’être, et qui est finalement ravi d’être comparé à des géants (ils préfèrent ça plutôt que d’être comparés à Coldplay, ce qui nous les rend éminemment sympathiques).

Il n’y a donc pas énormément à dire, que ce soit à propos d’eux ou de leur deuxième album. C’est basique. C’est du riff, des solos, des gonzesses, de la niaque, et ça braille beaucoup.

Mais putain que c’est bon ! Des types qui vous chantent, tout heureux, « She’s blonde, bad and beautiful, she’s got it all », ça ne peut que vous mettre de bonne humeur pour la journée. N’essayez même pas d’écouter cet album en entier en restant attentif, ça ne sert à rien. C’est de la musique faite pour accompagner vos premiers barbecues de l’année, pour tracer sur l’autoroute, pour boire une bière à la buvette du club de foot, pour illustrer des jeux vidéo, pour faire de l’air guitar devant la glace, mais pas pour écouter.

Taillées pour le live, toutes les chansons sont bonnes à prendre. La production est classique mais impeccable, c’est « un album avec plein de guitares dedans » dans la plus pure tradition, un album à consommer sans modération et pour lequel on est prié de laisser son bon goût et ses ambitions éthico-artistiques au vestiaire.